«Enfants Distilbène» : le labo UCB Pharma à nouveau condamné

0 Commentaires / 61 Vues / 26 mai 2014

La société UCB Pharma, un laboratoire pharmaceutique basé à Colombes, a été reconnue responsable ce jeudi par le TGI de Nanterre (Hauts-de-Seine) des préjudices subis par une femme ayant été exposée in utero au Distilbène. Et c?est une première : Stéphanie Chevallier, présidente de l?association Les filles DES, est reconnue comme victime de ce médicament prescrit jusqu?à la fin des années 1970, «même si la malformation dont elle souffre n?est pas considérée comme typique de l?exposition au Distilbène». Et «même si elle n?a plus en sa possession les ordonnances de l?époque».

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/nanterre-une-premiere-dans-la-lutte-des-enfants-distilbene-22-05-2014-3862319.php

 

Cela fait dix ans que cette «fille Distilbène», née en 1974, se bat pour qu?un lien soit établi entre la malformation utérine dont elle souffre et le fait que sa mère ait pris ce médicament, vendu alors pour prévenir les fausses couches. Son avocate, M e Verdier, espère «qu?une jurisprudence se crée désormais autour de la notion de seule cause possible». Car, explique-t-elle, «Stéphanie a eu la chance inouïe que les experts ne trouvent pas d?autre explication à sa malformation que le Distilbène. Il faut que ce soit aux laboratoires de prouver qu?il n?y a pas d?autres causes possibles».

UCB Pharma a notamment été condamnée à verser 133 408,55? à Stéphanie Chevallier «en réparation de ses préjudices». Le laboratoire aura un mois, à compter de la signification de la décision, pour faire appel. Contactée, la société n?a pour l?heure pas réagi.

VIDEO. L’interview de Stéphanie Chevallier (France Info) avant la décision du TGI

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