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Médicaments: des victimes réclament un fonds d’indemnisation globalSept associations ont de nouveau réclamé mercredi un fonds d’indemnisation global « pour toutes les victimes de médicaments »-AFP/Archives/MIGUEL MEDINA Sept associations ont de nouveau réclamé mercredi un fonds d’indemnisation global « pour toutes les victimes de médicaments », au lendemain du feu vert de l’Assemblée nationale à un système d’indemnisation pour l’antiépileptique Dépakine. PUBLICITÉ inRead invented by Teads « Nous nous réjouissons des annonces faites sur l’indemnisation des victimes de la Dépakine », souligne le collectif, avant de dénoncer « cette fâcheuse habitude, transmissible de gouvernement en gouvernement, d’indemniser le risque médicamenteux à la petite semaine, médicament par médicament, scandale après scandale ». Refusant une « discrimination cynique, méprisante (…) qui ne réserve la qualité de victimes qu’à la condition que la presse s’en fasse l’écho », le collectif en appelle à Juliette Méadel, secrétaire d’Etat aux victimes, « pour qu’elle se saisisse » de ce sujet. « Pour les victimes non médiatiques des médicaments, comme par exemple les victimes du Distilbène dont les conséquences se font sentir aujourd’hui jusqu’à la troisième génération, ou les victimes des syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson, dont les survivants doivent faire face à de terribles (et coûteuses) séquelles, elles peuvent bien continuer à saisir la justice et à se battre, seules, pendant des années, contre les grandes firmes pharmaceutiques », a déploré le collectif – qui inclut l’Apesac, association de victimes de la Dépakine. Figurent également dans ce collectif le réseau DES France et les Filles DES (Distilbène), la FNATH (accidentés de la vie), le Cadus (défense des usagers de la Santé) dont le Dr Irène Frachon, qui a dénoncé le scandale du Mediator est présidente d’honneur, ainsi que le Claim (affections occasionnées par les traitements médicamenteux) et Amalyste (syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson, des réactions indésirables très graves aux médicaments). Il avait déjà lancé un tel appel en août, suggérant de financer le fonds par « une taxe minime sur le prix de vente des médicaments ». L’Assemblée nationale a voté mardi soir, dans le cadre du projet de budget 2017, la création du fonds d’indemnisation promis par l’Etat pour les victimes de l’antiépileptique Dépakine, en aménageant le système mis en place en 2011 pour le Mediator. La molécule en cause, le valproate de sodium, est commercialisée sous la marque Dépakine par Sanofi, mais aussi sous des marques génériques. Prescrite à des épileptiques et des bipolaires, elle est à l’origine de malformations et/ou de troubles neuro-développementaux chez des enfants exposés in utero.

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Source : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/medicaments-des-victimes-reclament-un-fonds-d-indemnisation-global_108192

Sept associations ont de nouveau réclamé mercredi un fonds d’indemnisation global « pour toutes les victimes de médicaments »-AFP/Archives/MIGUEL MEDINA

Sept associations ont de nouveau réclamé mercredi un fonds d’indemnisation global « pour toutes les victimes de médicaments », au lendemain du feu vert de l’Assemblée nationale à un système d’indemnisation pour l’antiépileptique Dépakine.

 

« Nous nous réjouissons des annonces faites sur l’indemnisation des victimes de la Dépakine », souligne le collectif, avant de dénoncer « cette fâcheuse habitude, transmissible de gouvernement en gouvernement, d’indemniser le risque médicamenteux à la petite semaine, médicament par médicament, scandale après scandale ».

Refusant une « discrimination cynique, méprisante (…) qui ne réserve la qualité de victimes qu’à la condition que la presse s’en fasse l’écho », le collectif en appelle à Juliette Méadel, secrétaire d’Etat aux victimes, « pour qu’elle se saisisse » de ce sujet.

« Pour les victimes non médiatiques des médicaments, comme par exemple les victimes du Distilbène dont les conséquences se font sentir aujourd’hui jusqu’à la troisième génération, ou les victimes des syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson, dont les survivants doivent faire face à de terribles (et coûteuses) séquelles, elles peuvent bien continuer à saisir la justice et à se battre, seules, pendant des années, contre les grandes firmes pharmaceutiques », a déploré le collectif – qui inclut l’Apesac, association de victimes de la Dépakine.

Figurent également dans ce collectif le réseau DES France et les Filles DES (Distilbène), la FNATH (accidentés de la vie), le Cadus (défense des usagers de la Santé) dont le Dr Irène Frachon, qui a dénoncé le scandale du Mediator est présidente d’honneur, ainsi que le Claim (affections occasionnées par les traitements médicamenteux) et Amalyste (syndromes de Lyell et de Stevens-Johnson, des réactions indésirables très graves aux médicaments).

Il avait déjà lancé un tel appel en août, suggérant de financer le fonds par « une taxe minime sur le prix de vente des médicaments ».

L’Assemblée nationale a voté mardi soir, dans le cadre du projet de budget 2017, la création du fonds d’indemnisation promis par l’Etat pour les victimes de l’antiépileptique Dépakine, en aménageant le système mis en place en 2011 pour le Mediator.

La molécule en cause, le valproate de sodium, est commercialisée sous la marque Dépakine par Sanofi, mais aussi sous des marques génériques. Prescrite à des épileptiques et des bipolaires, elle est à l’origine de malformations et/ou de troubles neuro-développementaux chez des enfants exposés in utero.

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