Le distilbène s’invite aux Assises

0 Commentaires / 195 Vues / 14 décembre 2006

Source france 3

Première journée
La mère de l’accusé, Brigitte Cury, a expliqué qu’elle avait vécu un enfer, qu’elle avait peur de son fils qui l’avait déjà mise en joue avec un pistolet. Cependant pour elle, c’est le Distilbène, médicament (aujourd’hui interdit) qu’elle avait absorbé pendant qu’elle était enceinte, qui a rendu son fils violent. Ce type de comportement a été observé chez plusieurs personnes ayant absorbé du Distilbène alors qu’elles n’étaient encore que foetus assure Brigitte Cury.

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Quant aux beaux-parents qui ont été pris en otage, ils ne savent pas comment expliquer le comportement de leur ancien gendre. Ils sont encore choqués car ils ont bien cru mourir cette nuit du 15 avril 2005. « On ne pouvait rien lui refuser. Il fallait tout accepter de lui », se rappelle Irène Ruelle, l’ex belle-mère.

Jeudi 14 décembre, les médecins psychiatres apportent leurs points de vue sur la psychologie de l’accusé.

Rappel des faits
Le 15 avril 2005, Christophe Cury prend en otages ses beaux-parents avec un faux pistolet. Il demande 100 000 euros et une voiture et menace de faire sauter la maison avec une bouteille de gaz.

Face au danger, les membres du GIGN interviennent. Vers 1h30 du matin, le forcené est arrêté et ses beaux-parents libérés, sains et saufs. Mais ce n’est pas la première fois que l’homme fait parler de lui.

« Entre 1985 et 2003, on compte 16 condamnations pour des faits plus ou moins identiques. Cette fois, avec toutes les récidives, il encourt la perpétuité », assure Me Marc Antonini, avocat de la partie civile.

Le cas Cury est par ailleurs complexe. Selon Me Cyrille Bouchaillou, avocat de Christophe Cury, son client serait victime de troubles psychologiques dûs à l’absorption du médicament Distilbène par sa mère lorsqu’elle était enceinte.

Selon l’avocat, tous les enfants ayant été exposés au Distilbène pendant leur vie intra-utérine ont présenté des troubles psychologiques durant l’enfance, l’adolescence et à l’âge adulte. C’est pourquoi, selon lui, le Distilbène a été retiré de la vente en 1977.

Geneviève Alchourroun, de l’association Halte aux hormones artificielles pour les grossesses, reconnaît que le Distilbène peut provoquer des accès de violence et d’agressivité.

Cela dit, si certains ont constaté une certaine dangerosité du Distilbène, la preuve scientifique du lien entre les troubles comportementaux et l’ingestion de Distilbène in-utero n’a jamais été établie. « C’est facile de dire je n’y suis pour rien, je ne me souviens plus de rien, je suis un grand malade », estime Marc Antonini.

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