Lancement d’une étude sur les procès DES

2 Comments / 222 Vues / 14 juin 2016

La Mission pour l’Interdisciplinarité du CNRS finance une étude intitulée « Responsabilité, production, usage et non usage des savoirs scientifiques : le DES un modèle pour les perturbateurs endocriniens ».

Nous vous invitons à contribuer à cette étude qui, pour la première fois en France, réunit des historiens, juristes, sociologues, politistes, épidémiologue/biostatisticien, biologistes et physiologues de la reproduction, pour identifier et comprendre, via une analyse des procès, les mécanismes producteurs de connaissance et d’ignorance.

Votre aide nous est importante pour analyser comment et quels savoirs scientifiques sur le DES sont, ou non, mobilisés par les différents acteurs du procès.

A cette fin, nous accordons un intérêt particulier aux rapports d’expertises judiciaires. Nous proposons aux personnes ayant vécu ou vivant une procédure judiciaire, de nous contacter.
En raison d’un planning très serré pour réaliser cette étude, nous vous demandons de nous contacter le plus rapidement possible, dans l’idéal, avant le 14 juillet, sinon avant le 15 septembre.
Nous garantissons le traitement confidentiel et l’anonymisation des données personnelles.
Nous reviendrons vers vous pour vous communiquer les résultats de notre travail au terme de l’enquête.
Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.

Annie et Emmanuelle.

Annie Martin – Juriste
Chercheur au CNRS
Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe UMR 7363
5 Allée Du Général Rouvillois
67083 Strasbourg
annie.martin@unistra.fr

Emmanuelle Fillion – Sociologue
Professeure à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique
Maison des sciences sociales du handicap
20, avenue George Sand
93210 La Plaine Saint-Denis – France
fillion@vjf.cnrs.fr

2 Commentaires

  1. Bonjour,
    Je suis une fille DES (née en 1960), mère chanceuse de deux enfants (nés en 1992 et 1994).
    Je n’ai jamais réussi à retrouver trace des ordonnances de ma mère (Dr Simon, Paris, décédé maintenant)
    et n’ai qu’une hystérographie pour attester des effets du distilbène sur mon corps (utérus en T) Naissances prématurées de mes enfants, à 6 mois pour mon garçon, à 8 mois pour ma fille (j’étais allongée dès le 2ème mois de grossesse et totalement allongée avec hospitalisation à partir du 6ème mois pour cette seconde grossesse).
    Je souhaitais donc seulement apporter ces données pour témoigner du nombre de filles DES sans preuves, donc sans possibilité d’action en justice.
    Merci pour votre travail et votre soutien,
    Cordialement
    Isabelle Lagarde-Maximin

  2. Je viens de voir l’émission sur la 2 concernant entre autre le Distilbène. Ce médicament m’a été prescrit, je crois par le Docteur Noël à l’hôpital Broca en 1971. J’en ai pris évidemment, puisque j’avais une totale confiance. Mon fils qui est né cette année là semble ne pas avoir été touché. Mais ces deux filles sont nées grandes prématurées. Ma fille née en 1978, sans que j’ai repris pour elle du Distilbène montre une anomalie puisque son gynécologue lui a demandé si je n’avais pas pris ce médicament. Ma fille ne réussit pas à avoir d’enfant et même les FIVES ne fonctionnent pas.
    Que puis-je faire, sachant que, bien sur je n’ai plus les ordonnances ?
    Je suis effarée des conséquences, des dangers sur plusieurs générations de ce médicaments déjà interdit aux USA en 1971…. et pourquoi pas en France…. et du SILENCE DES MEDIAS ENCORE MAINTENANT.

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