Distilbène: une étude privée évoque des effets psychiatriques lourds

0 Commentaires / 72 Vues / 10 mai 2006

source : www.yahoo.fr

Une étude d’une spécialiste en biologie moléculaire et membre d’une association de victimes du distilbène fait état de troubles psychiatriques lourds parmi les enfants des femmes ayant pris ce médicament, selon une source judiciaire, confirmant des informations parues mardi dans Le Parisien.

Marie-Odile Gobillard-Soyer, ex-directrice de recherche au CNRS et mère de deux enfants qui se sont suicidés à la suite de troubles psychiatriques, a effectué une étude dont les résultats semblent indiquer une corrélation entre la prise de distilbène et une série de maladies mentales apparues chez les enfants des femmes ayant eu recours à ce médicament censé prévenir les fausses couches.

http://fr.news.yahoo.com/09052006/202/distilbene-une-etude-privee-evoque-des-effets-psychiatriques-lourds.html

 

« Nous avons découvert, avec de nombreuses familles, que des troubles psychiatriques graves touchant nos enfants et apparus à la post-adolescence (schizophrénies, troubles du comportement alimentaires (…), dépressions graves) pourraient être la conséquence de l’imprégnation des mères in utero par le distilbène lors des grossesses », explique, dans cette étude, Mme Gobillard-Soyer, membre de l’association « Halte aux hormones artificielles pour les grossesses » (Hhorages).

Sur 660 enfants imprégnés in utero, un total de 538 aurait souffert ou souffrirait de troubles psychiatriques. Et sur ce dernier chiffre, on compte « plus de cent tentatives de suicide et 22 suicides avérés », a indiqué à l’AFP Me Jean-Paul Teissonnière, l’avocat des familles.

« On retrouve dans plusieurs fratries des cas où les enfants nés à la suite d’un traitement au distilbène de la mère présentaient des troubles alors que le reste des enfants nés de la même mère allaient bien », a-t-il détaillé.

Deux plaintes avec constitution de partie civile contre X ont été déposées en juillet 2005 pour « homicide involontaire, atteinte à l’intégrité physique par imprudence, tromperie » par deux familles de victimes.

Une information judiciaire a été ouverte et confiée à la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, au pôle santé du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Une expertise médicale sur les éléments contenus dans l’étude de Mme Gobillard-Soyer doit être ordonnée dans les jours qui viennent, selon une source judiciaire.

Le DES ou diéthylstilbestrol est une hormone de synthèse qui a été prescrite sous la marque Distilbène aux femmes enceintes en France entre 1950 et 1977 pour prévenir les fausses couches, les risques de prématurité et traiter les hémorragies de la grossesse.

En mars dernier, la Cour de cassation avait confirmé la responsabilité du laboratoire UCB-Pharma dans une affaire concernant deux jeunes femmes atteintes de cancers et dont les mères avaient pris du distilbène.

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